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Méoro et Liet'ju

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Verlaine Jeune par Courbet.

Il y a quelque chose de fatal dans l'adolescence. Ses mots ne sont jamais ceux qui conviennent. Ils sont toujours impuissants à dire la vérité, à mesurer le monde tel qu'il est, à dire ce qu'on ressent.
 

 

Jules Laforgue

 

Ici, quatre ados se succèdent au chevet d'un presque mort. Faire ça, du baby-sitting ou vendre des hamburgers, quelle différence ? Mais le mourant dépose des poèmes dans leurs têtes, et ces mots qu'il ne comprennent pas se mêlent à leurs mots impuissants pour une danse mystérieuse.

 

Pier-Paolo Pasolini.

 

J'ai eu l'idée de cette pièce en travaillant avec des ados aux portes du passage dans la vie professionnelle.

Antonin Artaud

Le langage très particulier qu'ils utilisent entre eux, mélange assez atroce de verlan, d'expressions obscènes, d'injures et de grossièretés, les dissimule, les retranche du monde. Depuis cette cachette ils observent, désirent et souffrent parfois d'autant plus fort que les portes de la beauté, de la tendresse leur sont presque inaccessibles.

 

Louise Labbé

 

Mais ce sont, malgré tout, d'incroyables naïfs, prêts à croire aux plus simples contes de fées, prêts à s'envoler avec la légèreté de leur âge, leur "insoutenable légèreté"... 

 

Arthur Rimbaud

 

 

pourquoi "insoutenable" d'ailleurs ? Elle n'est insoutenable que pour nous qui ne sommes plus assez fous...

 

 

 

Raymond Queneau

Ado-Missiles est une pièce de Pierre Launay

 

 

 

 

 

Gaston Couté

S’exprimer, parler… ça n’a l’air de rien, mais ça ne va pas de soi. Il ne suffit pas d’avoir des choses à dire pour pouvoir les dire. Encore faut-il avoir les mots…
Les adolescents, pour se reconnaître entre eux, utilisent des codes de langage très fermés, très « identitaires » comme on dit. On dit d’ailleurs beaucoup de choses là-dessus, que ce serait « créatif », porteur d’une certaine culture etc. La vérité, c’est que ces langages minimalistes sont parfois de véritables prisons et qu’on n’y trouve pas de mots pour dire les sentiments profonds, pour parler de soi. Et manquer de mots au moment où on a justement tant de choses à exprimer, c’est terrible. 

Peut-être Sapho...

 

Depuis les portes de la mort, depuis l’extrême faiblesse où il se trouve, au seuil de son silence définitif, monsieur Friedman peut faire cette dernière chose : leur donner des mots, leur offrir des structures légères et fragiles pour y déposer le tumulte bouillonnant de leur marche vers le monde des adultes. 
Pierre Launay

 

Ado-Missiles
Tag(s) : #Catalogue, #Théâtre

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